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Perspective : Le marché de l'eau publique
L'approvisionnement en eau de la population est depuis longtemps à la charge des municipalités. Mais à l'heure actuelle, les gouvernements en quête d'efficacité se retirent de cette activité et en confient la responsabilité au secteur privé.
Les entreprises privées sont mises à contribution pour leurs capitaux, leur technologie et leur savoir-faire. Une poignée de sociétés d'envergure mondiale, principalement françaises et britanniques, se sont engagées sur une vaste échelle, enlevant des contrats pouvant aller de l'entretien à l'exploitation en concession ou la propriété à 100 %.
    Dans les pays en développement, ce sont surtout les villes qui sont concernées. En Europe de l'Est, des partenariats conclus entre le privé et le public créent les plates-formes nécessaires à la modernisation des systèmes et des normes environnementales pour les pays candidats à l'entrée dans l'Union européenne. Les risques sont souvent élevés, mais si l'organisme de contrôle exécute bien sa mission, le secteur privé permet d'obtenir des gains de rendement durable en termes d'exploitation et d'investissement. Cet article explique aussi les termes de certains contrats comme la concession et le transfert de responsabilité BOT (build-operate-transfer)
En amont du boom à Duckett Creek
Lorsqu'une région rurale tranquille du Missouri devient la cible d'ambitieux projets de développement high-tech, les réseaux d'égouts sont rapidement dépassés. D'où la conception d'un système en mesure de répondre aux besoins à venir.

Au sec : Ce que coûte vraiment le pompage
Ce qui compte lors de l'achat d'un système de pompage, ce n'est pas le prix qui figure sur la facture, mais les coûts de fonctionnement, d'énergie, de maintenance et autres jusqu'à la fin de sa durée de service - coûts qui dépassent parfois 75 % du prix d'acquisition d'une pompe submersible. Vu sous cet angle, la pompe N est une vraie réussite

Portrait : Takashi Asano Spécialiste mondial de la sauvegarde de l'eau
Le professeur Takashi Asano, qui étudie les conditions locales pour apporter une solution optimale aux problèmes de l'eau, a reçu le Prix de l'eau de Stockholm en 2001.
    Professeur associé à la faculté de génie civil et environnemental à l'université de Californie à Davis, il travaille depuis 30 ans sur le sujet et aide les gouvernements du monde entier à optimiser les ressources en eau tout en réduisant la pollution.
    Pour son action, la Fondation de l'eau de Stockholm lui a décerné son 11e Prix de l'eau destiné à récompenser les institutions, organisations ou personnes ayant contribué à la préservation de l'eau et à l'amélioration de sa qualité.
Takashi Asano n'enseigne de méthode, mais il étudie les conditions locales - le climat de la région, sa culture, son économie et la limitation de ses ressources - en concertation avec les experts du pays. À partir de ce constat, il propose les solutions les plus adaptées qu'il connaisse.
    En plus de l'enseignement, de la recherche et de son travail de consultant, il a écrit plus de 50 articles et ouvrages dont un guide utilisé dans le monde entier sur l'irrigation par les eaux usées municipales (Guidance Manual - Irrigation with Reclaimed Municipal Wastewater).
    En 1999, le Japonais a reçu la médaille Jack Edward McKee de la Water Environnement Federation pour ses dix années de recherche sur les risques microbiens et la reconstitution des nappes phréatiques.
    Il a par ailleurs apporté sa contribution aux normes sanitaires à l'échelle mondiale par l'intermédiaire de ses études sur la contamination microbienne et les moyens de limiter leur action pour récupérer l'eau. Le professeur a l'intention de poursuivre ses recherches sur les agents pathogènes. Il souhaite également étudier les micro-organismes ou les substances potentiellement toxiques contenus en infimes proportions dans l'eau.




Des pompes pour le plastique
Une entreprise allemande de revalorisation des déchets avait mis au point un système à base d'eau pour séparer et recycler le plastique, mais ne parvenait pas à trouver de pompes capables d'effectuer ce travail. STF Recycling GmbH avait besoin de 21 pompes aux débits différents pour prendre en charge un mélange de solides et de liquide. Les matériaux recyclés, constitués de polystyrènes et de polyéthylènes pour emballage, devaient être concassés, broyés, nettoyés, séparés et séchés. Les pompes, à vis sans fin ou centrifuges, tombaient souvent en panne, même les pompes C Flygt ne parvenaient pas à traiter les particules de plastique et le sable.
    
C'est alors que la pompe N Flygt est arrivée à la rescousse. Son dispositif autonettoyant a résolu le problème des particules de plastique fondu qui bloquaient le système. La volute est munie d'un dispositif qui la nettoie une fois la pompe arrêtée, ce qui facilite ensuite le redémarrage. De plus, en changeant simplement le diamètre de la roue, il est possible de modifier le débit de refoulement de la pompe en fonction de ses conditions de fonctionnement. STF indique que, même dans l'installation de lavage où l'effet d'abrasion est grand, la pompe N s'est révélée économique à l'usage après un an et demi d'essais. L'entreprise a donc décidé de commander 126 autres pompes N 3085, 3102 et 3127 pour les utiliser dans six stations encore plus complètes.


Des tranchées au sec
Lorsque l'entreprise Jaeger Construction a reçu pour mission d'installer une canalisation d'égout à Salinas, en Californie, elle a voulu éviter de faire appel à une entreprise de dénoyage pour garder le chantier au sec. Le niveau de la nappe phréatique devait être maintenu au-dessous du fond des tranchées à ciel ouvert d'une profondeur de 4 à 9 mètres jusqu'à la mise en place de tous les tronçons de la canalisation, longue de 3 600 mètres. L'entreprise a foré une série de puisards de 9 mètres tout au long du parcours et a installé dans chacun une conduite en plastique reliée à une pompe submersible de dénoyage Bibo BS 2052 Flygt, pour évacuer l'eau en direction d'un système de drainage des pluviales.
    
Les pompes de 1,2 kW, d'un débit de 455 l/mn, ont fonctionné en batterie de manière continue pendant deux ou trois semaines avant le début des travaux d'excavation et sont ensuite demeurées en service jusqu'à la fin du chantier. Sur les 100 pompes utilisées dans le cadre du projet, 48 au moins fonctionnaient en permanence, tandis que 24 étaient installées en avant du chantier.
    
«Je suis très satisfait de ces pompes», affirme Mike Robertson, chef de chantier. Le coût des opérations de dénoyage correspond à peu près à la facture finale d'une entreprise spécialisée. À la différence que les pompes sont désormais la propriété de Jaeger Construction, qui peut donc les réutiliser sur un autre site.


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